Bonjour à toutes !

Cet article a été écrit par le blog Yoobo.
Retrouve l’article de Samara sur notre blog.

De nombreux cosmétiques sont faits de composants aux noms si étranges qu’ils semblent tout droit sortis d’un grimoire d’enchanteur. Il est alors très compliqué pour le consommateur de vraiment savoir ce qu’il achète et applique sur son corps.

Depuis 1998, la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques (INCI en anglais) oblige tous les fabricants à indiquer les composants présents dans leurs produits par ordre décroissant tant qu’ils représentent au moins 1% du produit. Cela nous permet d’avoir une vague idée de quels composants sont utilisés dans nos cosmétiques. Mais les nombreuses dénominations, souvent scientifiques, utilisées pour désigner un même composant limitent la compréhension alors même que certains d’entre eux peuvent représenter un risque pour la santé ou l’environnement.

Voici donc une liste, certes non exhaustive, des composants à bannir de vos produits de beauté !
Promis juré, cet article n’a pas pour but de faire de vous des paranoïaques en puissance mais à vous rendre attentives.

Formaldéhyde
Auparavant utilisés dans de nombreux cosmétiques en tant que conservateur antimicrobien, l’utilisation du formaldéhyde fut rapidement limitée. En effet, ses propriétés allergisantes, irritantes et cancérogènes en ont fait un composant banni de la quasi-totalité des cosmétiques. Attention, il est encore autorisé dans certains vernis à ongles !
Dénominations : DMDM hydantoïne, diazolidinyl urea, imidazolidinyl urea, methenamine, quarternium-15, polyquaternium 10.

BHA & BHT
Le BHA et le BHT sont utilisés pour éviter l’oxydation des huiles et des graisses présentes dans les cosmétiques. Testés sur des rats (animal dont l’organisme est particulièrement semblable au notre), ces deux composants sont à l’origine d’une diminution du système immunitaire, de problèmes à divers organes tels que les poumons, de dérèglements hormonaux et favorisent l’apparition des cancers.
Dénominations : BHT, butylhydroxytoluène, BHA, butylhydroxyanisole

Huiles minérales
Les huiles minérales sont présentes dans de nombreux maquillages et gels douches. En se déposant sur la peau, ces huiles forment une fine couche protectrice qui empêche la déshydratation. Mais leur nom est bien trompeur ! En effet les huiles minérales ne sont pas du tout naturelles et sont issus de l’industrie pétrochimique. Du pétrole sur la peau, voilà qui n’est pas très ragoutant, n’est-ce pas ? Les personnes à l’épiderme sensible peuvent ainsi voir apparaitre irritations et eczéma sur leur corps.
Ce n’est pas tout. Le pétrole est bien connu pour son rôle dans la pollution. Et une fois que vous vous êtes nettoyées, les cosmétiques se retrouvent bien souvent évacués dans l’environnement.
Dénominations : cera microcristallina, ceresin, mineral oil, paraffinum liquidum, petrolatum

Sodium laureth sulfate
Présent une grande quantité de savons, gels douches, shampooing et dentifrices, le sodium lareth sulfate est plébiscité pour ses capacités à générer de la mousse et à diluer les corps gras dans l’eau (les détachant ainsi de votre peau). Deux capacités très pratiques qui sont accompagnées de plusieurs effets néfastes. Ce sodium attaque directement la protection naturelle de notre peau et nous expose ainsi d’autant plus aux maladies. Appliqué sur le cuir chevelu, ce composé peut également être à l’origine d’une dégradation et d’une perte de ses cheveux (et il est présent dans certains shampooings !). Ah oui, j’oubliais, le sodium lareth sulfate peut aussi être à l’origine de dérèglements hormonaux allants jusqu’à une baisse de fertilité chez l’homme ou un cancer du sein chez la femme. Ce sera tout pour ce composant, non ? Eh bien non, car il affecte particulièrement les enfants et leur en est donc d’autant plus déconseillé. Alors retenez bien les appellations du sodium lareth sulfate et jetez un coup d’œil aux étiquettes de vos produits.
Dénominations : sodium laureth sulfate, sodium lauryl sulfate

PEG (PolyÉthylène Glycol)
Utilisé dans plusieurs types de cosmétiques pour sa propension à faciliter le mélange des composants, à nettoyer et à humidifier la peau, le polyéthylène glycol est une substance dont la production et le traitement sont particulièrement polluants. Il peut également être chargé d’éléments toxiques reconnus comme étant cancérigènes.
Dénominations : PEG-6, PEG-8, PEG-40, etc.

Filtres solaires ou Filtres UV
Comme leurs noms l’indiquent, ces filtres synthétiques sont présents principalement dans les crèmes solaires mais parfois aussi dans des crèmes destinées au visage. Si on suppose qu’ils altèrent l’équilibre hormonal, on est certain qu’ils ont un impact sur l’environnement et notamment sur la disparition des coraux. Heureusement il existe des crèmes ne contenant pas ces filtres synthétiques mais des filtres bel et bien naturels : les filtres minéraux.
Dénominations : benzophénones, butyl methoxydibenzoylmethane, camphor benzalkonium benzyl salicylate, ethylhexyl methoxycinnamate, methosulfate, PABA, titanium dioxide

Alkylphénols
Les Alkylphénols sont des composants de détergents, de produits industriels et d’emballages plastiques, mais aussi de certains cosmétiques. Également utilisés dans quelques spermicides, l’Union Européenne admet qu’ils représentent un risque potentiel pour les hormones, l’appareil génital et l’apparition du cancer du sein. C’est à se demander comment ce produit s’est glissé dans nos cosmétiques !
Dénominations : amylphénol, éthylphénol, nonylphénol, octylphénol

Triclosan
Le triclosan est un antibactériens et antimicrobiens déjà couramment utilisé pendant les années disco. On le retrouve entre autre dans le savon, le dentifrice, les produits contre l’acné et les éponges et serviettes démaquillantes. Pourtant, le Triclosan est reconnu pour influer sur le glande de la thyroïde, essentielle au bon fonctionnement de l’organisme. Également cancérigène, il peut pénétrer la peau et ainsi se retrouver dans les urines, dans le sang et même dans le lait maternel. Pour parfaire sa panoplie de super-vilain, le triclosan est aussi néfaste pour l’environnement.
Conscient du danger qu’il représente, de nombreuses marques de cosmétiques s’efforcent depuis quelques années de supprimer le triclosan de leurs produits ! Mais ce n’est pas pour autant qu’il est actuellement déjà totalement banni.
Dénominations : triclosan, trichloro, éther de diphényle d’hydroxyle, carbanilide

Ethers de Glycol
Voici un composant que les mamans doivent éviter d’utiliser sur leurs enfants. Présents dans de nombreux cosmétiques, les éthers de glycol pénètrent la peau et provoquent des allergies, des cancers et des troubles de la reproduction. Ainsi, l’Agence Sanitaire Française appelle les mères à vérifier que les produits qu’elles utilisent pour nettoyer leurs bébés ne contiennent pas d’éthers de glycol.
Dénominations : phénoxyéthanol, phénoxytol

Idopropyl
Dérivé organique de l’iode présent dans quantité de cosmétiques, l’idopropyl est un conservateur très efficace… et tout autant allergisant. Mais ce n’est pas tout puisqu’il impacte aussi la thyroïde, la croissance, la reproduction, la sexualité et même l’humeur !
Dénominations : iodopropynyl butylcarbamate

Face à une telle quantité de composants certainement néfastes, on pourrait être tenté de s’affoler. C’est pourquoi il faut de souligner que les risques sont importants à partir du moment où les cosmétiques sont utilisés de façon excessive. Il est également essentiel de vous souvenir que le mélange de cosmétiques produit un effet « cocktail » amplifiant l’impact de chaque composant.
Enfin, pour celles et ceux qui voudraient éviter tous risques nous vous conseillons de vous tourner vers les marques et labels bio, pour lesquels l’intérêt du public est croissant depuis quelques années.

J’espère que cet article t’a plu, et je t’invite à retrouver nos autres sujets sur le blog de Yoobo, expert en beauté et bien-être !

Salut !

Posted on WordPress, By SS

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